Bon, bon, bon… je remarque un manque de fréquentation sur mon blog et je ne sais quoi en penser.
A la question: "Est-ce que tu m'aimes?" Je répondrai, comme quelqu'un que je connais bien : "bah non, j'aime le cinéma!"
Mais, est-ce assez pour captiver son public, quand tellement de blogs fourmillent sur internet et que chacun y met de son grain de sel et de son avis.
Mais quoi? Vous voudriez que Le Cinémarie ne parle plus de cinéma? C'est ça?
Mais de quoi d'autre parlerais-je ? De ma vie sentimentale? Pour ça, c'est rendez-vous le 14 février sur
Marie me (julieandmarie.blogspot.com). Alors, vous voulez savoir quoi au juste?
Que je déménage dans trois semaines, que j'ai encore rien préparé, pas de carton, de gens pour m'aider ou même de déménageurs. Femmes au bord de la crise de nerfs, vous connaissez?, Moi qui croyait que ça serait plus comme dans "Le déménagement?" avec Dany Boon où tout monde s'aide, se file un coup de main et en profite pour régler ses comptes. Le genre de film que chéri tant la France.
Pas de nouveaux locataires non plus qui m'éviterait de payer deux loyers. Même une Catherine Deneuve de 20 ans , un peu parano me conviendrait. Du moment qu'elle paye son loyer.
Car blogger, ça rapporte rien, on est d'accord. Ah aussi, trois jours après mon futur déménagement, j'ai une étudiante japonnaise qui vient séjourner douze jours et deux heures - elle part tôt le dimanche matin. Si elle savait la pauvre, qu'on sait même pas où la coucher et qu'elle risque de nous filer un petit coup de main pour les cartons et le rangement, voir du baby-sitting si y'a besoin.
Mon fils fait parti d'un programme d'échange avec cette école Japonaise. L'Auberge espagnole mais au japon, vous suivez? Au départ, nous devions recevoir un Japonais de l'âge d'Oscar, pour qu'ensuite Monsieur parte chez lui, l'hiver prochain. Bon, pour commencer, c'est une fille. Il y avait dix neuf filles pour un garçon, auquel Oscar a trouvé un air pas fun et pas éveillé. Donc, il a choisi, parce qu'on peut choisir, Chikako. Dans sa fiche de présentation, elle nous dit qu'elle ne mange que de la viande et du chocolat. Pas de légume. Ambiance. Ça va être pratique pour les repas, du boeuf au Sniker? Un jambon, Nutella? Chikako, je m'excuse d'avance, tu vas manger des fishs and chips comme nous tous ici. On a pas le choix. Tous dans le même bateau.

Ça me fait penser à Cry Baby de John Waters, quand les parents de Traci Lords, reçoivent une correspondante Suédoise, Inga, au grand désarroi de leur fille. La jeune suédoise, complètement flippée par ses hôtes, est vêtue d'un costume traditionnel suédois, avec ses nattes de petite fille, des petits rubans pour les tenir, et ne parlant manifestement pas un mot d'anglais. On est pas aussi freak que les parents de Traci Lord, mais peut-etre que Chikako, arrivera en kimono, sur ses petites sandales compensées, en marchant à tout petit pas, et rigolant tout le temps en mettant sa main sur la bouche? Hihihi.
On est pas dans Cry Baby, je sais. Et je ne suis pas Traci Lord, je sais aussi. Et c'est un peu moqueur, j'admets. En plus, j'ai vu des photos de Chikako, elle portait un uniforme d'écolière. C'est sa grande soeur qui portait le kimono, mais elle , elle vient pas.
Chikako a 17 ans. Oscar 13. Dois-je m'inquiéter?
Ça, c'est une vraie question. Pas comme celle au sujet de l'existence et du bien fondé de mon blog.
Oscar a réussi à me poser des drôles de questions à ce sujet, sans en avoir l'air. Evidemment, pendant que je faisais autre chose et en ce moment, vu le cerveau de poule que j'ai, je ne peux faire qu'une seule chose à la fois : marcher ou réfléchir, repasser ou aller faire pipi, sinon je brule la

table à repasser etc….
Donc, pendant que je devais sans doute cuisiner - moment ultra délicat de la journée - il me demande si on peut tomber amoureux de Japonais, ou si ça c'était déjà vu, des étudiants de son école qui étaient tombés amoureux de leur correspondante….blabla ….je ne me rappelle plus malheureusement ce qu'il a dit. Je n'écoutais pas. Je surveillais scrupuleusement mes casseroles, sans mettre le feu à mon pull cette fois.
Alors ça donnait quoi? "maman…..vrai…déjà arrivé qu'une japonaise….amoureuse d'un étudiant….ça serait marrant hein?"
Non.
Oscar, tu vois pas que je suis occupée, promis, on en reparle tout à l'heure. Sauf que y'a jamais eu de tout à l'heure, on est passé directement à 21h00, l'heure que j'aille au dodo. J'ai une vie en ce moment, archi bookée, je frôle le surmenage. Donc voilà où j'en suis. La Chikako va falloir que je l'ai à l'oeil.
Je suis allée à la réunion des parents qui accueillent un Japonais. A l'école d'Oscar. On eu droit a l'inventaire des choses à faire, à prévoir ou à ne pas s'offusquer de, si.
Alors, ils feront un bruit d'aspirateur quand ils mangeront, c'est signe que c'est bon , qu'ils se régalent.
Ils attendent de nous qu'on leur lave leur uniforme tous les soirs, propre et repassé pour le lendemain matin. Là, je dis, professeur, que c'est pas le Ritz ici! Elle le sait Chikako, que mes gamins ils mettent deux fois de suite leur uniforme, que si y'a des taches, on lave vite fait à la main , on fait sécher sur le radiateur et c'est reparti pour un tour?
Sauf Oscar.
Il est exempté de mon laxisme. Il DOIT changer son uniforme TOUS LES JOURS. C'est spécial les ados.
C'est parfois pas très propres. Ça rentre couvert de boue, même quand y'a pas de boue à l'école. A moins qu'en route, il demande au chauffeur du bus de s'arrêter quand il voit une flaque d'eau . Et là, il se roule, et se roule, et se réjouit, comme un petit cochon. Vous verriez l'état de ses mains. Il doit prendre une douche le soir et le matin, pour être sûr. Alors, Chikako dans tout ça, je sais pas si j'aurais le temps, avec mes cartons, de lui laver son linge. Apparemment, si je lui montre la machine à laver , elle est capable de la faire toute seule. On va faire comme ça, alors.
On nous a dit aussi que, sous leur regard et visage parfois inexpressifs et parfois de glace, il y aura juste une grande incompréhension. Que, pour eux, ça sera le voyage de leur vie, si si, qu'ils seront tous excités d'être à Londres, mais qu'on en verra rien de rien. Ça, ça devrait normalement me poser un problème. J'aime que les gens soit heureux chez moi , me le disent en souriant, si possible. Il faut qu'ils dorment bien aussi, je suis très à cheval sur le bon sommeil. En même temps , je serai tellement occupée à laver son uniforme et ranger mes cartons, que peut-être avec un peu de chance, j'aurai pas le temps de m'attarder sur savoir si elle est contente, Chikako, d'être ici, et de comment elle trouve notre chocolat et sa viande.
Je ferai de mon mieux promis, et j'espère qu'elle ne dira rien à ses parents si c'est pas comme elle espère, qu'ils ne se vengeront pas sur Oscar en Octobre. Apparemment, la mère est une mère au foyer, comme moi, sauf qu'elle n'est pas enceinte. Elle n'a pas de blog non plus, donc tout le temps de faire le guide touristique

avec mon fils et de lui préparer des bons sushis au chocolat. Oscar a mis dans sa fiche que je ne travaillais pas
mais que j'étais hyper gentille et intéressante. Ouais. Il est très axé sur la réussite financière plutôt que personnelle, ce garçon. Il a mis un paragraphe entier sur son beau-père et sa compagnie de
making-off de films…cinema…acteurs.
Pfff... j'm'en fous.

Avec tout ça, j'aurai aussi mes cours, au demeurant fort intéressants, d'Hypno birthing avec Carole Murray, dont je peux toucher deux mots la prochaine fois, parce qu'elle aussi vaut le détour, mais on en revient toujours au même:
JE PARLE QUAND DE CINEMA????