mercredi 28 mars 2012

Fermeture annuelle

Petite annonce à tous mes fervents lecteurs depuis le début. Je prends une petite pause pour cause de bébé que la cigogne va bientôt déposer. Faudrait pas que je la rate celle-la.


Je reprendrais mes activités d'ici un mois et soyez certains que je vous le ferai savoir.

Les derniers films que j'ai vus étant Hunger Games que j'ai trouvé divertissant mais inégal. Et puis, Hugo Cabret qui m'a mis tellement en colère que  j'en ai quitté la salle. Je vais peut-être mener une enquête poussée sur Martin Scorcese ou le suivre en filature. Je veux comprendre ce qui lui est arrivé et pourquoi il a fait un film si chiant. CHIANT!!! Apres le film du feu de cheminée qu'on regarde le 31 Décembre sous acide, il y a Hugo Cabret: jolis décors qui crépitent, jolies costumes qui flamboient mais rien  à raconter, creux, répétitif, finalement chiant et pas aussi sympa qu'un vrai feu de cheminée qui sent le bois et qui réchauffe les coeurs.


Voila, c'est un peu maigre comme fin de mois, mais je reviendrai en pleine forme, oh yeah!

mercredi 21 mars 2012

Polisse dans la face!


Polisse.


J’ai vu Polisse hier soir. J’ai été bouleversée. Déjà, c’est mon premier film depuis deux mois, que je regarde à la TV et non sur mon ordi dans mon lit. C’est assez bouleversant en soi. J’étais comme au cinéma, j’en aurai mangé des popcorns la bouche ouverte pour bien énerver la salle.
Le film m’était vendu d’avance, car j’aime Maïween. Elle est certes, un peu timbrée et parle toujours du même thème des traumatismes de l’enfance mais je trouve qu’elle en a.

Du talent et des couilles.

Cette redondance peut lasser ; moi, ça me parle. On a l’impression qu’elle essaie d’exorciser ses démons, qu’elle ne lâchera pas le thème de la famille tant qu’elle n’en aura pas tué symboliquement les responsables. Sa thérapie c’est la pellicule.
Je me souviens d’elle en 2003, dans son one woman show Le pois Chiche où elle m’avait vraiment étonnée. Elle était bien jeune pour toute cette violence intérieure mais pas assez vieille pour la pudeur. Elle, déjà là, pour nous cracher son mal-être et vomir ses anecdotes glauques sur sa famille. Elle se servait  clairement de nos oreilles comme celles d’un psy ; mais sa naïveté et sincérité m’ont toujours touchés. Comme dans Le bal des actrices, où à nouveau, elle parle d’elle, des actrices qui lui ressemblent, du métier pas évident, de ses doutes sur sa carrière. Un peu narcissique et nombriliste mais toujours dans la candeur et la fraicheur. Maïween n’est jamais mégalo. Elle a une quête qui est le moteur de son art.
Et puis, moi je la trouve très jolie avec ses grands yeux bleus, c’est donc toujours agréable de la voir à l’écran.

Dans Polisse, elle parle d’enfants et des horreurs qu’on peut leur faire subir. On est dans la Brigade de Protections des Mineurs. Une équipe de policiers et leur quotidien, la dureté de leur boulot, leur dévouement, leur passion et leur vie privé difficile à rallier après l’horreur du bureau, l’insoutenable des dépositions de ces familles. Tout ça, vu par le prisme de Mélissa (Maïween) la photographe


qui les suit partout pour un projet artistique. C’est plutôt Maïween que Mélissa qui les suit, avec son envie de savoir, de comprendre et cet élan d’amour pour ces enfants maltraités. Le film raconte plus en fait, comment ces policiers le vivent et elle, son personnage de photographe ou de réalisatrice, est de tous les angles, elle veut tout voir, tout prendre et à nouveau tout redonner, en brut.

Comme elle sait bien s’entourer, les acteurs fétiches de Maïween sont de retour : Karine Viard, Marina Fois, Karole Roche et puis des nouveaux : Jeremy Elkaïm, Duvauchel, et Joey Starr.
Joey Star qui fait un peu peur. Son visage abimé raconte quasi toute sa vie et son corps prend toute la place sur l’écran, il hypnotise le spectateur et envoûte la caméra. Sa présence est assez flippante, fan ou pas de NTM, on est sous le charme total. Fan pour moi.


Quoiqu’il en soit, ces acteurs, ensemble sont dans la peau des flics. Je ne sais pas s’ils font juste leur métier, si parents eux-mêmes, ils se donnent à fond pour le sujet du film ou leur amie réalisatrice mais c’est une équipe de choc et pas un des acteurs n’aurait pu être remplacé par d’autres. Sans oublier ceux qui jouent les bourreaux. Sans eux, le film ne serait pas, mais Dieu que ça doit être dur d'être ces monstres.

Le film ressemble à documentaire, on vit la frustration des policiers, l’horreur des situations, la souffrance de ces enfants. On comprend que c’est un métier terrible, que pour rien au monde on le ferait mais que, merci d’être là les mecs et de protéger nos enfants. Certaines scènes sont à vous arracher le cœur. Tous les acteurs sont d’une justesse incroyable. Ce n’est pas un tire-larmes mais ça coupe le souffle à plusieurs reprises et le cœur doit être bien accroché. C’est d’ailleurs là tout l’intérêt du film, c’est du Maïween. On n’est pas là pour chanter avec Casimir comme dans le générique du début qui réveille en nous tous les bons moments de notre enfance. Non, on est là pour voir, qu’on ait envie ou pas, la réalité de certaines familles. Elle nous met le nez dans le caca des autres pour pas oublier que cette merde, elle existe.

Je reste fan donc.





jeudi 15 mars 2012

John Carter


John Carter d’Andrew Stanton.



Pour Julie et Chikako.

Pour Julie, car tu m’as convaincu, en un coup de fil, que ça avait l’air pas si horrible que ça (quelle sotte, j’aurai dû me rappeler que tu regardes aussi Buffy et les vampires) et que je risquais de passer un bon moment, malgré mes idées préconçues. Soit. J’aime changer d’avis.

John Carter, car le réal vient de l’animation (Wall-E, Nemo, Toy Story). Ça m’intéresse donc, de voir la transition et le résultat avec des vrais acteurs.
Hum hum. Ça dépend de quel acteur on parle, j’y reviens dans un moment.

Aussi, parce que ne sachant absolument rien de ce film, je trouvais que ça sonnait président et politique et moi j’aime les intrigues du genre Les hommes du président ou Zodiac.

Pour finir, John Carter pour notre correspondante Japonaise, on s’est dit que ça serait pas trop compliqué pour elle, ne parlant pas l’anglais.

Il se trouve que John Carter ne court pas à la présidentielle mais plutôt à une meilleure vie sur une autre planète. On est dans les années 1870, ancien soldat de l’armée américaine, il a tout perdu et erre dans la vie, perdu. On est dans un western. Sur des airs de La Momie et de Voyage au centre de la terre version 1945, il se retrouve dans une grotte, suite à un incident avec des indiens et la cavalerie du sheriff. Puis, le malheureux touche un médaillon trouvé dans une roche qui le télétransporte sur une autre planète. On est soudain chez les Jedis rencontrent Avatar.
Là-bas, Carter a des supers pouvoirs, devient quelqu’un d’autre, rencontre d’autres créatures, et à défaut de pouvoir réparer les erreurs et malheurs de sa vie terrienne, il fera tout pour réussir sa martienne, en aidant les tribus de Barsoom à régler leurs conflits. Ils disent pas Mars mais Barsoom.
Comme vous pouvez le constater, il faut aimer les mélanges de genres. Ça ne m’a pas dérangé, c’était comme de voir plusieurs films dans la même semaine pour le prix d’un. Par contre y’a une choses que je ne peux pas faire, c’est aimer les mauvais acteurs, ou les bons mal dirigés, qui ont la peau orange, couleur douche St Tropez.


Ça non ! Je parle par expérience. Pour le mariage d’une belle sœur, à sa demande bien évidemment, j’ai tenté, la douche auto-bronzante. La mariée voulait qu’on ait bonne mine en Avril, en Angleterre. Je la comprends. On avait vraiment bonne mine, on avait la mine de filles qui avaient passé l’hiver à manger des wagons de carottes et de mimolette, à St Tropez. Dans John Carter sur Barsoom-Mars, ils ont pris la même douche et c’est vilain. La princesse nommée joliment Dejah (ah bon ?) orange et bodybuildée, non merci. Elle
c’était la salle de sport tout l’hiver à St Trop. Ses muscles saillants lui faisaient ressembler étrangement à un prince. Ou à Xena, mon pire cauchemar. Je sais pertinemment que le film est tiré d’un comic et pour le coup, Dejah du film en est la copie conforme, mais je pense qu’il faut savoir s’adapter au cinéma et s’inspirer voire recréer pour une meilleur télégénie.



                                                      Pour finir, il y a John Carter himself. 


Taylor Kitsch, que je me farcis dans Friday night lights depuis 13 épisodes. Life coach et nutritionniste de métier, il a fait le mannequin pour atterrir dans notre univers cathodique. Vous comprendrez pourquoi, par sa jolie plastique. En effet, il est joli. Est-ce suffisant ? Non. Moi ça ne m’a pas échappé qu’il marchait comme un pingouin. Quand il est en footballeur américain, ça passe à peu près, parce que sans y connaître grand chose, on se dit que, porter tout cet attirail, ce casque gigantesque, ces épaulettes de Daft Punk et sûrement la coquille dans le slip, ça fait pencher et marcher comme Eric dans Happy feet. Mais John Carter est un lonely cow boy, il devrait marcher comme sécher sur un tonneau à la John Wayne. Pas caméléon le Taylor, par conséquent, j’ai des grands doutes sur ses talents d’acteurs. Mais je pardonne toujours aux jolis cœurs.
J’ai été moins indulgente avec tous les autres acteurs, plus seniors que Taylor, anglais de surcroit, Ciaran Hinds, Mark Strong, James Purefoy et Dominic West.
C’est à n’y rien comprendre, ont-ils besoin d’argent, avaient-ils vérifié les costumes et maquillages avant de signer le contrat ? Quoiqu’il en soit, la douche St Tropez, c’était pas pour eux. La moitié de ces acteurs, depuis La taupe, j’avais décidé de les mettre dans ma liste de top 10 des acteurs les plus cools, que je respecte pour leur talent et non leur plastique. Taylor Kitsch est en bas de ma liste numéro deux. Ceux-là, je les admire moins. Je les range par ordre de beauté. Mais la première liste est bien plus importante et précieuse  car elle est complètement dédiée au cinéma et l’amour que je lui voue.
L’autre, c’est un passe temps.
A cause de John Carter, je dois revoir ma liste.

Alors, pour conclure, je dirais que ce film a un intérêt au point de vue visuel et effets spéciaux, les monstres sont plutôt réussis d’ailleurs.


Mais c’est un vrai sabotage de direction et de choix d’acteurs.

Chikako s’est endormie à la moitié du film et la personne à mes côtés qui avait choisi le film, aussi.

mercredi 29 février 2012

Zi Artisteuhhhhh


Cette semaine, je n’ai pas eu le temps de regarder de film. Je suis sur une nouvelle série, qu’on m’a chaudement recommandée et qui m’a pris six épisodes pour vraiment m’y plonger. Ça y est, j’y suis, j’aime bien Friday night lights. Par contre, mon bien aimé, toujours pour se démarquer, n’accroche pas. J’ai retenté l’expérience avec lui, hier soir, pour épisode 7 et l’ai congédié aussitôt. Entendre ses commentaires du genre que ça ressemble à High School Musical sans la musique, ça me déconcentre et me fait soudain remettre en question mes goûts en séries et mon degré de tolérance intellectuelle dans une série. Beaucoup trop de tracas pour des Américains qui jouent au foot, sans chanter.


Ça ne va pas vous donner envie de la regarder, j’en suis bien consciente. Mais passé le cap des gens qui ne s’intéressent qu’au foot, vivent et mangent football, (ce qui paraît inconcevable pour nous, pauvres européens), les personnages sont plus complexes qu'ils n'y paraissent et l’atmosphère Texane bien représentée.

Mais, mais, mais cette semaine, mes pensées vont vers L’Artiste. J’ai rêvé de Jean Dujardin. On nous a ressassé  ces images de cérémonies, de film et de Dujardin. Partout qu’ils étaient !! On était dans une situation délicate, dans un village abandonné, un peu ferraillerie sur les bords. 

Je ne comprends pas l’engouement général. Je dois être idiote car je ne saisis absolument pas ce sacrement international, cet engouement. Il était paumé et il avait vraiment besoin d’aide. J’en ai déjà parlé, il y a quelques mois, puisque j’avais vu le film en Octobre, et j’avais été surtout choquée de la ressemblance du film avec Chantons sous la pluie. Jean Dujardin y était parfait mais à aucun moment, je ne lui aurais donné une récompense ou mon vote pour un Bafta, ou un César encore moins un Oscar. Il a eu la Palme d’or, c‘est déjà bien. Je sentais par son regard insistant qu’il avait besoin d’aide mais j’avais l’air moi-même de ne pas comprendre l’histoire dans laquelle on était. Pas pour les trois à la fois en tout cas. Surtout que concourait aussi, de brillants acteurs comme Gary Oldman, pour qui j’aurai triché s’il avait fallu. George, il n’a pas besoin d’oscar, il a tout ce qu’il veut. Brad pareil. En plus, ils ont voté l’un pour l’autre.



Alors, voilà, je suis partagée entre l’envie de leur dire « allez les gars, profitez de votre succès, c’est cool pour vous » ! Une seule question me trottait dans la tête : est-ce que c’était Jean ou Gene son nom? Merde, je m’en rappelais plus

Qui n’a pas rêvé de fouler le tapis rouge du Kodak Theater, un jour d’Oscar ? Moi-même, je me suis surprise plusieurs fois en robe Chanel Vintage au bras de…n’importe qui et poser pour les photographes, la jambe galbée comme Angelina. 

Je n’y serai pas pour un film, évidemment, mais juste parce que je connaitrai les bonnes personnes au bon moment. J’aurai l’air chic en tout cas.


Je tiens à dire que j’ai déjà monté les marches de Cannes, alors les Oscars ne sont pas impossibles.

Assez parlé de moi, revenons à Jean et The Artist. Gene ? Gene ? Mais il m’ignore et disparait derrière un tas de vieilles bagnoles. Je comprends l’ivresse du succès, et l’aventure incroyable qu’ils sont en train de vivre. Je suis sincèrement contente pour eux. C’est cool. D’autant que le cinéma Français en général n’aime pas trop que ses compatriotes s’exportent et aient du succès à Hollywood. Alors je trouve que c’est encore plus cool. Je pense à Marion Cotillard, Vincent Cassel, Marjane Satrapi et autres. Les Français sont snobs, envieux, chauvins et préfèrent jalouser leur succès plutôt que d’en être fier ou de les féliciter. Le rêve Américain existe, presque tout le monde dans ce métier désire secrètement faire carrière là-bas mais ne l’avouera jamais. Dommage.
Ceci étant dit - ah ça y est, je me rappelle maintenant de son nom, si Monsieur veut pas me le dire, mais j’entends un robinet couler et ça me fait perdre le fil de mes pensées.







Je reviens purement au film, tout à fait charmant, si on évite de penser à Gene Kelly. Dites moi juste pourquoi le monde entier adule Jean et a été voir ce film ? POURQUOI ? La société va si mal ? Sommes-nous nostalgiques du muet parce qu’on vit dans un monde où tout va trop vite ? Bah, faut se refaire les Charlie Chaplin et les Buster Keaton, mes amis !
Ou est-ce à cause de cette promotion ubiquiste qui a envahie tous les postes de TV du monde depuis six mois ?

Ou bien c’est Harvey Weinstein lui-même, qui a mis les bouchées doubles. Mais, sachant qu’il produit ou distribue quasi tous les films d’Hollywood, il en est pas à un film prêt non ? J’ai lu qu’il avait pas mal de dettes et que The Artist allait en payer quelques une. C’est juste un coup de bol ça.

Pour tout vous dire, je n’ai pas de réponse.

Je m’inquiète également pour Jean et son anglais. D’un petit filet d’eau, on passait à un vrai jet, mais d’où provenait ce bruit ? Je laissais tomber Jean, caché derrière un mur, pour me mettre sur la piste du robinet qui coule. Et puis pour sa nouvelle carrière. En général, suite à un tel succès mondial, on est demandé, comme Marion, par tous les grands metteurs en scène américains. Le problème de Jean est qu’il n’est pas assez caméléon. Je reviens par conséquent, à son jeu d’acteur, le comique physique lui va comme un gant, mais il est plutôt restreint et reste très Français. Soudain ma voix résonne dans ma tête – ma vraie tête - que ça me réveille. Je n’entends rien couler. Il ne pourra jamais être Brice de Venice Beach ou un Darling et Cupcake de New York. Pas d’eau. Par contre, une énorme envie de faire pipi. Arggggg ! Ça me fait le coup quasi toutes les nuits, une histoire de liquide quelconque pour me signaler que c’est l’heure du pipi. Bon, bah adieu Gene ou Jean, j’ai d’autres chats à fouetter, nice to meet you . Bien trop Frenchy ! Ça doit être ça qu’ils aiment en fait. Les Américains nous adorent, voilà c’est dit.

mercredi 22 février 2012

Un heureux événement pas très heureux.


"Elle m'a poussée dans mes retranchements, m'a fait dépasser toutes mes limites, m'a confrontée à l'absolu : de l'amour, du sacrifice, de la tendresse, de l'abandon. Elle m'a disloquée, transformée. Pourquoi personne ne m'a rien dit ? Pourquoi on n'en parle pas ?" Un heureux événement ou la vision intime d'une maternité, sincère et sans tabous.




Bon.

J’ai regardé Un heureux événement pour faire plaisir à E et C, deux copines qui, dans la même semaine, m’ont parlé de ce film sympa à voir. J’suis pas raciste, je regarde aussi des films français.

Film de Rémi Bezançon avec Louise Bourgoin et Pio Marmai, Josiane Balasko, Thierry Frémont et Firmine Richard qui raconte l'histoire de Barbara et Nico. Ils sont beaux, ils tombent amoureux dans un vidéo club  à coup de titres de films échangés comme des billets doux. Plus cool tu meurs….
J’ai eu plein d’idées d’un coup.




Ils sont beaux, ils emménagent ensemble et comme ils sont beaux, elle tombe enceinte. Et là, patatra, Barbara, on lui avait jamais dit la vérité sur la grossesse et l’accouchement, sans parler du bouleversement d’avoir un enfant. Elle tombe de son nuage et fini la vie en rose.

C’est jeune, c’est frais, deux trois répliques bien senties. Pour le choix du prénom, Nico trouve que Anouk ça fait trop anus. J’ai ri. Désolée pour toutes les Anouk.

Ce film est tiré d’un livre d’Eliette Abecassis. Je n’ai jamais rien lu d’Eliette.
Je vois juste qu’elle a fait un livre sur le divorce et sur les rapports mère-fille. J’imagine donc, qu’à
chaque fois qu’il lui arrive une bricole, elle en pond un roman.

Mes deux copines, il faut le dire sont toutes les deux jeunes mamans. Donc elles découvrent les joies de la maternité et puis elles ont fini leur grossesse aussi, point important. Elles peuvent en rigoler maintenant que c’est fait, ce n’est plus qu’un mauvais souvenir.

Moi, je suis encore enceinte. Ce n’est pas mon premier. On peut donc dire que je connais la chanson, les enfants, l‘accouchement, les hémorroïdes, les sages femmes qui te prennent la tête, les nuits sans dormir etc… ça n’a plus de mystères pour moi.
Ou pour être plus exacte, disons plutôt que j'ai beau connaitre tout ça, la vie et les enfants restent un grand mystère. Peut-être parce que j’en sais plus que Barbara ou mes copines, mais passé le divertissement, ce film m’a embêté. Ça fait trois jours que je rumine et je n’arrive pas à savoir pourquoi.
Elle était où Barbara (ou Eliette) avant d’être enceinte ? Dans une bulle rose avec les bisounours. Elle croyait vraiment qu’elle était la plus belle du monde et qu’elle passerait sa thèse de philo le lendemain de son accouchement, les doigts dans le nez ? Quand on a jamais été enceinte, on s’attend pas à ce choc, cette révolution. On sait pas que son monde va être ébranlé et transformé à jamais.
Mais c’est normal.

Ce qui m’a chiffoné, c’est le message du film, le paradoxe entre l’envie de faire un film comédie romantique et d’essayer de faire passer des messages plus sérieux et philosophiques sur la maternité, le couple, la vie et les enfants. C'est la deuxieme partie qui m'emmerde.

Je suis contre la leche ligue, je trouve ces femmes révoltantes. Elles ne sont que des Ayatollahs de l'allaitement et feraient mieux de s'occuper de leurs oignons et foutre la paix à celles qui font autrement.

Je ne pense pas que la vie s’arrête le jour où on a des enfants. Bien au contraire.

On peut sortir de chez soi, laisser son enfant à sa belle-mère, tirer son lait, allaiter ou ne pas allaiter. On en est pas moins une bonne mère. En fait, on peut tout faire. On fait ce qu’on veut. On peut être une jeune maman ou une vieille maman. L’important c’est de garder à l’esprit qu’il n’y a pas une recette pour être parents mais des milliers. Et ça m’énerve de voir des parents fanatiques sur le comment faire, sur les règles à appliquer, sur le rester bio et faire de bébé le centre du monde et le protéger comme une petite poupée de sucre.

C’est cool d’avoir des enfants, et puis c’est chiant des fois. Mais c’est ça la vie non ? Avec ou sans enfants ? Des fois, la vie est dure, des fois elle est remplie de bonheur. C’est d’une banalité, ça me fait mal aux doigts de l’écrire.
On délaisse son mari pour son enfant, on oublie d’être une copine pour son enfant, on se borne a refuser de l'aide des autres femmes, on pense que cet enfant nous fait renoncer à une carrière….. foutaises !!!
On peut tout faire avec un enfant, on peut voyager, l’emmener partout, le laisser aussi. On peut l'aimer et s'en détacher en même temps. Un enfant n’est pas plus attaché à sa mère qu’à son père.
Je comprends le débordement d’une jeune mère, mais il ne faut pas oublier le père.

Si le message de ce film est, que tout repose sur Barbara:
"Elle m'a poussée dans mes retranchements, m'a fait dépasser toutes mes limites, m'a confrontée à l'absolu : de l'amour, du sacrifice, de la tendresse, de l'abandon. Elle m'a disloquée, transformée. Pourquoi personne ne m'a rien dit ? Pourquoi on n'en parle pas ?" 

et bien je dis non. Je trouve ça réducteur sur le fait d'être parent. Je trouve la réflexion narcissique, tout à fait à l'image des nouvelles mamans, qui font des enfants tard et sont obsédées par leur progéniture. Elles abandonnent tout pour eux. A part que ça les regardent de faire ainsi, je trouve que ce film est impudique aussi. Parce qu'être mère, c'est tellement complexe et impossible à expliquer, que c'est pas les sentences prétentieuses d'Eliette qui vont faire échos dans ma propre expérience. Sans parler des deux modèles clichés des deux autres mères que l'on peut être. Gabrielle Lazure, mère qui allaite son enfant jusqu'à ses 5 ans ou Josiane Balasko mère indigne égoïste et distante? 

Si le film questionnait la condition féminine et la place de la mère dans la société, ça m'aurait peut-être plus intéressée mais ce film m'a fait peur. Je refuse l'image qu'il donne de la mère qui croit devoir tout abandonner pour être une bonne mère. J'ai bien compris que Barbara aussi se posait la question mais un goût de donneuse de leçon me reste en travers de la gorge.

Alors mes copines, je vous adore mais le film a plutôt réveillé en moi une vieille colère. Je préfère me voir en un mélange de  toutes ces mères que Barbara.




jeudi 16 février 2012

La méthode dangereuse. Hum hum.


                                              Peut on faire une overdose de films ?

Réponse : NON. Pas moi.

Je me suis fait  un weekend de malade. Trois films, un par jour.  Mes weekends commencent le vendredi.
Les Muppets Show : je pense écrire à Jason Segel une lettre de remboursement.
The lady in black : allez plutôt voir L’orphelinat de Juan Antonio Bayona.


Mais aujourd’hui, je vous donne :

A dangerous method  de David Cronenberg, avec des acteurs talentueux et hypes comme M. Fassbender, Viggo qu’on ne présente plus et Keira Knightley .

Le pitch :
Freud et Jung, ou la genèse de leur relation, jusqu'à la scission de leurs idéaux. Sujet vaste, intense et passionnant. Au milieu, une patiente, Sabina Spielrein atteinte d’hysteria. A l’époque, ils en faisaient tout un pataquès, alors que franchement, quelle est la femme qui n’a pas eu son petit moment de crise de nerfs ? Jung s’intéresse de près au cas Sabina, en tombe amoureux et sera la raison pour laquelle il entre en contact avec Freud. Elle est donc le fil conducteur de leur amitié.

On connaît Cronenberg et ses films dérangeants ou en tout cas imprégnés d’une atmosphère qui est devenu son image de marque. Metteur en scène qui aime se pencher sur la société, les hommes, leurs peurs et leurs contradictions. Il aime parler  dédoublements de personnalité, sexe, et étrange. Je me rappelle encore de Crash où des gens étaient sortis bien avant la fin. La cicatrice de Rosanna Arquette sur laquelle s’excitait  un des deux acteurs principaux, n’a pas fait l’unanimité.
Mais depuis History of violence, qui m’a pris de court dans le manque d’engagement, j’ai l’impression que la filmographie de Cronenberg a pris un tournant.

Alors, ça donne quoi ici chez les rois de la psychanalyse ?

Ça donne un film ennuyant, chiant, barbant, je vais  même citer pour la première fois, mon grand-père : RASOIR. Une caricature des deux icones de la psychanalyse. Fassbender ressemble à un pantin, en pilotage automatique, imperturbable, obsédé par la conversation sans fin qu’il entretient avec son mentor Freud. Je m’attendais à des longueurs certes, dans leurs échanges, mais je pensais qu’elles seraient passionnantes ces longueurs. J’étais prête à me plonger dans leur correspondance intellectuelle et qu’on analyse au passage les rêves et la place du sexe dans nos comportements. Pourquoi j’ai rêvé de Fassbender, pardon de Jung, courant en maillot de bain sur Venice Beach. Pourquoi Sigmund ? David?

Sans parler de la pauvre Keira qui galère avec Sabina. C’était juste pas possible de la voir grimacer de la sorte.

Ça faisait mal à voir. J'ai eu une envie soudaine d'être dentiste et de lui arracher quelques dents. Un journaliste Anglais a écrit « heureusement elle n’était pas en 3D ». How cruel ! La presse s’est vraiment lâchée sur son compte, mais elle l’a un peu cherché faut dire.
A tout moment, elle avait le droit de dire :  « j’en fais pas un peu trop là, j’ai l’air con, non, David ? »
Oui, elle en fait des caisses. Mais est-ce de sa faute ? N’est-ce pas celle de Cronenberg ?


Je n’aime pas être si catégorique, mais c’est un vrai gâchis ce film, tant de talents réunis pour un résultat décevant.

D’autant que ce jour là, je me suis fait plaisir, à mon insu. J’ai choisi un ticket à £18. C’est normalement £11.
Odeon Swiss Cottage, grande chaine de cinéma anglaise, comme vos Gaumont.
18£ ?
Oui, vous lisez bien. J’ai dit, excusez moi, que se passe-t-il aujourd’hui ? Les acteurs présentent le film? Conférence de presse surprise? Là, je peux payer plus à la fondation Fassbender s’il faut.
Non, les sièges sont juste très confortables, vous verrez, tout le cinéma a été récemment rénové.
Bah, y’a intérêt à ce prix là, que je sois comme sur une chaise longue molletonnée avec cocktail rare et compliqué. Je veux un Flirtini et un Death in the afternoon.

De plus, ce film fait parti du cinéma club. Donc on rajoute quelques pounds. Pourquoi ? On sait pas. Pseudo intellectuel donc plus cher, bravo, vive la culture.

Ça me donne envie d’aller voir Alvin et les Chipmonks pour £8. 

mercredi 8 février 2012

Je ne vous sens pas mes amis lecteurs...

Bon, bon, bon… je remarque un manque de fréquentation sur mon blog et je ne sais quoi en penser.
A la question: "Est-ce que tu m'aimes?" Je répondrai, comme quelqu'un que je connais bien : "bah non, j'aime le cinéma!"
Mais, est-ce assez pour captiver son public, quand tellement de blogs fourmillent sur internet et que chacun y met de son grain de sel et de son avis.



Mais quoi? Vous voudriez que Le Cinémarie ne parle plus de cinéma? C'est ça? 



Mais de quoi d'autre parlerais-je ? De ma vie sentimentale? Pour ça, c'est rendez-vous le 14 février sur Marie me (julieandmarie.blogspot.com). Alors, vous voulez savoir quoi au juste?



Que je déménage dans trois semaines, que j'ai encore rien préparé, pas de carton, de gens pour m'aider ou même de déménageurs. Femmes au bord de la crise de nerfs, vous connaissez?, Moi qui croyait que ça serait plus comme dans "Le déménagement?" avec Dany Boon où tout monde s'aide, se file un coup de main et en profite pour régler ses comptes. Le genre de film que chéri tant la France.



Pas de nouveaux locataires non plus qui m'éviterait de payer deux loyers. Même une Catherine Deneuve de 20 ans , un peu parano me conviendrait. Du moment qu'elle paye son loyer.

Car blogger, ça rapporte rien, on est d'accord. Ah aussi, trois jours après mon futur déménagement, j'ai une étudiante japonnaise qui vient séjourner douze jours et deux heures - elle part tôt le dimanche matin. Si elle savait la pauvre,  qu'on sait même pas où la coucher et qu'elle risque  de nous filer un petit coup de main pour les cartons et le rangement, voir du baby-sitting si y'a besoin. 

Mon fils fait parti d'un programme d'échange avec cette école Japonaise. L'Auberge espagnole mais au japon, vous suivez? Au départ, nous devions recevoir un Japonais de l'âge d'Oscar, pour qu'ensuite Monsieur parte chez lui, l'hiver prochain.  Bon, pour commencer, c'est une fille. Il y avait dix neuf filles pour un garçon, auquel Oscar a trouvé un air pas fun et pas éveillé. Donc, il a choisi, parce qu'on peut choisir, Chikako. Dans sa fiche de présentation, elle nous dit qu'elle ne mange que de la viande et du chocolat. Pas de légume. Ambiance. Ça va être pratique pour les repas, du boeuf au Sniker? Un jambon, Nutella? Chikako, je m'excuse d'avance, tu vas manger  des fishs and chips comme nous tous ici. On a pas le choix. Tous dans le même bateau.

Ça me fait penser à Cry Baby de John Waters, quand les parents de Traci Lords, reçoivent une correspondante Suédoise, Inga, au grand désarroi de leur fille. La jeune suédoise, complètement flippée par ses hôtes, est vêtue d'un costume traditionnel suédois, avec ses nattes de petite fille, des petits rubans pour les tenir, et ne parlant manifestement pas un mot d'anglais. On est pas aussi freak que les parents de Traci Lord, mais peut-etre que Chikako, arrivera en kimono, sur ses petites sandales compensées, en marchant à tout petit pas, et rigolant tout le temps en mettant sa main sur la bouche? Hihihi.
On est pas dans Cry Baby, je sais. Et je ne suis pas Traci Lord, je sais aussi. Et c'est un peu moqueur, j'admets. En plus, j'ai vu des photos de Chikako, elle portait un uniforme d'écolière. C'est sa grande soeur qui portait le kimono, mais elle , elle vient pas.


Chikako a 17 ans. Oscar 13. Dois-je m'inquiéter?
Ça, c'est une vraie question. Pas comme celle au sujet de l'existence et du bien fondé de mon blog.

Oscar a réussi à me poser des drôles de questions à ce sujet, sans en avoir l'air. Evidemment, pendant que je faisais autre chose et en ce moment, vu le cerveau de poule que j'ai, je ne peux faire qu'une seule chose à la fois : marcher ou réfléchir, repasser ou aller faire pipi, sinon je brule la
table à repasser etc….
Donc, pendant que je devais sans doute cuisiner - moment ultra délicat de la journée - il me demande si on peut tomber amoureux de Japonais, ou si ça c'était déjà vu, des étudiants de son école qui étaient tombés amoureux de leur correspondante….blabla ….je ne me rappelle plus malheureusement ce qu'il a dit.  Je n'écoutais pas. Je surveillais scrupuleusement mes casseroles, sans mettre le feu à mon pull cette fois. 


Alors ça donnait quoi? "maman…..vrai…déjà arrivé qu'une japonaise….amoureuse d'un étudiant….ça serait marrant hein?"
Non.

Oscar, tu vois pas que je suis occupée, promis, on en reparle tout à l'heure. Sauf que y'a jamais eu de tout à l'heure, on est passé directement à 21h00, l'heure que j'aille au dodo. J'ai une vie en ce moment, archi bookée, je frôle le surmenage. Donc voilà où j'en suis. La Chikako va falloir que je l'ai à l'oeil.
Je suis allée à la réunion des parents qui accueillent un Japonais. A l'école d'Oscar. On eu droit a l'inventaire des choses à faire, à prévoir ou à ne pas s'offusquer de, si.
Alors, ils feront un bruit d'aspirateur quand ils mangeront, c'est signe que c'est bon , qu'ils se régalent.
Ils attendent de nous qu'on leur lave leur uniforme tous les soirs, propre et repassé pour le lendemain matin. Là, je dis, professeur, que c'est pas le Ritz ici! Elle le sait Chikako, que mes gamins ils mettent deux fois de suite leur uniforme, que si y'a des taches, on lave vite fait à la main , on fait sécher sur le radiateur et c'est reparti pour un tour?
Sauf Oscar. 
Il est exempté de mon laxisme. Il DOIT changer son uniforme TOUS LES JOURS. C'est spécial les ados.
C'est parfois pas très propres. Ça rentre couvert de boue, même quand y'a pas de boue à l'école. A moins qu'en route, il demande au chauffeur du bus de s'arrêter quand il voit une flaque d'eau . Et là, il se roule, et se roule, et se réjouit, comme un petit cochon. Vous verriez l'état de ses mains. Il doit prendre une douche le soir et le matin, pour être sûr. Alors, Chikako dans tout ça, je sais pas si j'aurais le temps, avec mes cartons, de lui laver son linge. Apparemment, si je lui montre la machine à laver , elle est capable de la faire toute seule. On va faire comme ça, alors.
On nous a dit aussi que, sous leur regard et visage parfois inexpressifs et parfois de glace, il y aura juste une grande incompréhension. Que, pour eux, ça sera le voyage de leur vie, si si, qu'ils seront tous excités d'être à Londres, mais qu'on en verra rien de rien. Ça, ça devrait normalement me poser un problème. J'aime que les gens soit heureux chez moi , me le disent en souriant, si possible. Il faut qu'ils dorment bien aussi, je suis très à cheval sur le bon sommeil. En même temps , je serai tellement occupée à laver son uniforme et ranger mes cartons, que peut-être avec un peu de chance, j'aurai pas le temps de m'attarder sur savoir si elle est contente, Chikako, d'être ici, et de comment elle trouve notre chocolat et sa viande.

Je ferai de mon mieux promis, et j'espère qu'elle ne dira rien à ses parents si c'est pas comme elle espère, qu'ils ne se vengeront pas sur Oscar en Octobre. Apparemment, la mère est une mère au foyer, comme moi, sauf qu'elle n'est pas enceinte. Elle n'a pas de blog non plus, donc tout le temps de faire le guide touristique


avec mon fils et de lui préparer des bons sushis au chocolat. Oscar a mis dans sa fiche que je ne travaillais pas mais que j'étais hyper gentille et intéressante. Ouais. Il est très axé sur la réussite financière plutôt que personnelle, ce garçon. Il a mis un paragraphe entier sur son beau-père et sa compagnie de making-off de films…cinema…acteurs.
Pfff... j'm'en fous.








Avec tout ça, j'aurai aussi mes cours, au demeurant fort intéressants, d'Hypno birthing avec Carole Murray, dont je peux toucher deux mots la prochaine fois, parce qu'elle aussi vaut le détour, mais on en revient toujours au même:
JE PARLE QUAND DE CINEMA????